Plus jeune préfet de France, nommé en Eure-et-Loir en 1939, Jean Moulin refuse en 1940 de signer un document de propagande allemande accusant à tort des soldats sénégalais de l'armée française — un geste de résistance qui lui vaut d'être arrêté et torturé une première fois. Révoqué par le régime de Vichy, il rejoint Londres en 1941 et devient le délégué du général de Gaulle pour la zone non occupée. Sa mission est immense : unifier les différents réseaux de résistance, souvent rivaux, en un mouvement cohérent. Il y parvient le 27 mai 1943 en créant le Conseil National de la Résistance (CNR), qui rassemble pour la première fois mouvements de résistance et partis politiques sous l'autorité de la France libre. Quelques semaines plus tard, le 21 juin 1943, il est arrêté par la Gestapo lors d'une réunion à Caluire, près de Lyon. Torturé par Klaus Barbie sans jamais livrer d'informations, il meurt pendant son transfert vers l'Allemagne. En 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon lors d'une cérémonie marquée par le discours d'André Malraux, qui fait de Jean Moulin le symbole du sacrifice et de l'unité de la Résistance française.
📷 Portrait officiel · Domaine public
À retenir
1943 — Création du Conseil National de la Résistance (CNR)
Arrêté et torturé par la Gestapo, ne révèle aucun secret
1964 — Transfert de ses cendres au Panthéon, discours d'André Malraux
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