Née Marie Gouze à Montauban en 1748, Olympe de Gouges s'installe à Paris où elle devient une femme de lettres reconnue, auteure de pièces de théâtre engagées — dont *L'Esclavage des Noirs* (1785), l'une des premières œuvres françaises à dénoncer la traite et l'esclavage. En septembre 1791, deux ans après la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui ne mentionne pas les femmes, elle publie sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, affirmant dès son article premier que « la femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits ». Elle y réclame l'égalité civile, politique et juridique entre les sexes, des décennies avant les premiers mouvements féministes organisés. Pendant la Terreur, elle critique ouvertement la dérive autoritaire de Robespierre et de la Convention. Arrêtée, elle est guillotinée le 3 novembre 1793. Longtemps oubliée, elle est aujourd'hui reconnue comme une pionnière du féminisme et de l'abolitionnisme français.
📷 Portrait anonyme, XVIIIe siècle · Wikimedia Commons, domaine public
À retenir
1791 — Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
Une des premières voix françaises pour l'abolition de l'esclavage
Pionnière des combats pour l'égalité entre femmes et hommes
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Jules Ferry
